Un monde sans déchet plastique

Cette semaine, WWF a fait un rappel des chiffres relatifs à la pollution plastique. Face à un constat très alarmant, l’organisation environnementale appelle tous les acteurs à agir.

« Pollution plastique : à qui la faute ? », c’est le titre du rapport publié par le WWF mardi dernier. A l’intérieur, on peut y apprendre que la moitié du plastique produit depuis 1950 l’a été entre 2000 et 2016. Traduction : nous en produisons toujours plus, malgré les multiples cris d’alarme quant à son impact particulièrement mauvais sur les émission de CO2.

D’ici 2030, notre production pourrait même augmenter de 40%. Quand on sait que la production annuelle est de 396 millions de tonnes (soit 6% des émissions de CO2), il y de quoi s’inquiéter.

Que faire ?

Cela dit, et contrairement à certains dont le constat est très pessimiste, le WWF affirme qu’il est bel et bien possible d’inverser la tendance. Selon l’ONG, le noeud du problème réside dans le fait que le système de production, d’utilisation et d’élimination du plastique atomise la responsabilité des acteurs.

C’est donc cette responsabilité partagée qui entrave un potentiel mouvement global. Tout le monde est concerné, donc personne ne se sent réellement responsable.

Le WWF invite donc tous les acteurs à une action collective avec pour chacun d’entre eux une feuille de route assez précise.

Get rich, Go green

Particulièrement ciblés dans le rapport, les pays riches (France en tête) seraient les plus mauvais élèves en matière de consommation et tri du plastique. Pour changer cela, le WWF invite les gouvernements à « convenir d’un traité international judiciairement contraignant » pour changer les choses.

Compte tenu de la multiplicité des données chiffrées sur la pollution plastique, nous sommes en droit de nous demander (naïvement, certes), pourquoi ces traités n’ont pas déjà été mis en place. 

Est-il normal que le changement doive forcément passer par une revendication citoyenne pour être prise au sérieux ?