La loi européenne sur le plastique à usage unique

Les pays de l’Union Européenne se mobilisent pour lutter contre la pollution liée au plastique, un geste historique pour l’environnement …

La production plastique européenne, ça représente quoi ?

Actuellement, le plastique est le troisième matériaux le plus fabriqué dans le monde entier, après le ciment et l’acier. A l’échelle de l’Union Européenne, quelques 60 millions de tonnes de plastiques ont été produites en 2016. Parallèlement, le nombre de déchets plastiques abandonnés dans la nature s’élève à 25 millions de tonnes, soit plus de 40% ! Généralement, 79 % des résidus plastiques produits sont mis en décharge ou bien directement rejetés.

Vous l’aurez compris, tous ces chiffres sont alarmants quant à l’avenir de notre planète. La prise de conscience des États commence donc à se faire. Dans ce sens, les législations diffèrent entre les niveaux européens et nationaux. Il faut savoir, par exemple, que la loi française sur la transition énergétique votée en 2015 et mise en vigueur à partir du 1er juillet 2016, interdit à tous types de commerces de fournir aux client des sacs composés uniquement de matières plastiques non recyclables. Un an plus tard, les sacs plastiques sont bannis en dehors des caisses de supermarché, ce qui incite donc à la production de sacs en papier, plastique biosourcé pour la transports des fruits et légumes, viandes, fromages …

Qu’implique cette loi européenne?

La loi sur le plastique à usage unique est un accord passé entre le Parlement et la présidence du Conseil européen en décembre 2018, qui devrait entrer en vigueur en 2021. Concrètement, le plastique à usage unique, ça regroupe quoi ? Les assiettes, couverts, coton-tiges, pailles, emballages de fruits et légumes et autres contenants alimentaires en polystyrène expansé, mais encore bien d’autres produits auxquels nous avons affaire quotidiennement.

Ainsi, pour la première fois, le concept de “responsabilité élargie du producteur”, REP, est introduite dans la loi. Ceci rejoint le principe du “pollueur-payeur”, la responsabilité civile du producteur sera mise en cause pour les vendeurs de cigarettes ou matériels de pêche, qui participeront financièrement au ramassage des déchets produits en mer. Un nouveau type d’étiquetages plastique sera aussi mis en place sur divers produits, comme les gobelets en plastique, les lingettes et autres produits hygiéniques pour d’informer le consommateur de l’importance de la pollution de ces matériaux et les conséquences environnementales de leur rejet dans la nature.

Ces directives sont donc un petit pas pour les politiques mais un grand pas pour l’avenir de la planète ! La prochaine étape sera la réduction de la consommation d’autres emballages plastiques, qui reste un sujet sensible pour les lobbies.